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Le Destin n'existe pas !

"Jusqu'à ce que vous rendiez l'inconscient conscient, il dirigera votre vie et vous l'appellerez le destin". Carl Gustav Jung.

Avez-vous déjà ressenti un désir si brûlant qu’il vous semblait presque étranger ?

Comme si une force invisible poussait les pions sur l'échiquier de votre propre existence ?

Selon le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, nos envies ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont les messagères de notre inconscient. Pour reprendre les commandes de votre vie, il est essentiel de comprendre le dialogue secret qui se joue entre deux forces contraires qui vous habitent :

la Persona et l’Anima.


La Persona : Le masque que vous offrez au monde

Le mot "Persona" vient du latin et désigne le masque porté par les acteurs de théâtre antique.

Dans la psychologie jungienne, c’est votre interface sociale.

C’est le costume que vous enfilez chaque matin pour être accepté, aimé ou respecté.

C’est le "professionnel irréprochable", le "parent protecteur" ou "l’ami idéal".

Dès l'enfance, nous apprenons que certains comportements sont récompensés et d'autres punis.

Pour naviguer dans le monde, nous forgeons une interface :

la Persona. Elle est le compromis nécessaire entre l'individu et la société.


Loin d'être une simple hypocrisie, la Persona remplit une fonction vitale. Elle est un médiateur.

Elle nous permet d'interagir avec des inconnus sans dévoiler notre intimité, d'assumer des responsabilités professionnelles (le "chirurgien" doit agir comme un chirurgien, pas comme un homme envahi par le doute), de protéger notre jardin secret contre les intrusions extérieures.

Le problème survient quand le masque finit par "coller à la peau".

Jung appelle cela l'identification à la Persona. C'est le moment où vous ne savez plus où finit votre fonction et où commence votre être véritable.

 À force de vouloir projeter l'image de la réussite ou de la force, on finit par refouler ses faiblesses, ses peurs et ses besoins réels, on développe Le syndrome du "toujours parfait".

 Lorsque vous rentrez chez vous et retirez le masque, si vous n'avez pas cultivé votre monde intérieur (l'Anima), vous vous retrouvez face à un vide angoissant. On se demande alors : "Si je ne suis pas mon titre, mon salaire ou mon rôle de parent, qui suis-je ? On ressent Le vide intérieur.


Derrière chaque Persona se cache un cri de l'ego pour la sécurité. Si votre désir actuel est d'obtenir une promotion, une voiture de luxe ou des milliers de "likes", demandez-vous :

"Est-ce que je désire l'objet lui-même ou est-ce que je désire la validation

que ce masque va m'apporter aux yeux des autres ?"


Récupérer son authenticité ne signifie pas détruire son masque, mais apprendre à s'en servir consciemment comme d'un outil, plutôt que d'en être l'esclave.

Imaginez que la vie soit un immense jeu de rôle en ligne. Pour chaque quête, vous ne portez pas la même tenue : vous avez un équipement pour le bureau ("Le Pro Réactif"), un autre pour le repas de famille ("L'Enfant Sage"), et un dernier pour votre premier rendez-vous amoureux ("Le Charme Mystérieux").

Le problème n'est pas de porter un masque, c'est de finir par croire qu'il est soudé à votre visage.

Que vous soyez un homme ou une femme, nous portons tous cette dualité.


l’Anima (ou l'Animus): Votre "artiste rebelle" personnel

C’est cette petite voix sauvage qui s'en moque royalement de votre titre ou de votre réputation.

C’est votre part de sensibilité, d'intuition et de créativité. Jung la décrivait comme la part féminine chez l'homme (et l'Animus comme la part masculine chez la femme).

Mais pour le dire de manière plus moderne : c’est votre souffle vital.


L'Anima, c’est celle qui vous donne envie de pleurer devant un coucher de soleil alors que vous êtes en plein milieu d'un appel pro super important. C’est elle qui vous envoie des intuitions bizarres (le fameux "je le sens pas"), vous pousse à tester ce cours de poterie ou de boxe alors que "ce n'est pas votre style", est la source de vos rêves les plus étranges et de vos coups de foudre inexplicables.


Dans notre monde très organisé (très "Persona"), l'Anima passe souvent pour une perturbatrice. Elle n'est pas logique, elle ne remplit pas de tableurs Excel et elle nous rend vulnérables. Du coup, on a tendance à faire comme avec une application qui envoie trop de notifications : on la met en sourdine.

Quand on étouffe trop son Anima, la vie finit par ressembler à un film en noir et blanc. On réussit tout, mais on ne ressent plus rien. Le désir de "tout plaquer" ou le sentiment de vide, c'est souvent votre Anima qui tape contre la porte pour vous rappeler que vous n'êtes pas un robot.


Regardez ce qui vous fait vibrer sans raison rationnelle.

Si vous désirez ardemment apprendre le piano ou partir seul en forêt, ce n'est pas une perte de temps. C’est votre Anima qui réclame de la nourriture.Derrière ce désir "irrationnel", il y a un besoin de complétude. Vous essayez de retrouver la pièce manquante de votre puzzle.


L’idée n’est pas de devenir une girouette émotionnelle, mais d’inviter votre Anima à la table des négociations. Votre Persona gère la route, mais c’est votre Anima qui choisit la musique.



Avec mon anima, persona vôtre !

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